woman sitting by the ocean

La violence faite aux femmes

La vision de la Fondation canadienne des femmes est que toutes les femmes au Canada puissent vivre à l’abri de la violence.

Au Canada, les femmes sont plus susceptibles que les hommes d’être victimes de violence domestique, de harcèlement ou d’agression sexuelle et de la traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle.

Pourquoi est-il urgent de combattre la violence faite aux femmes?

  • Parce qu’elle coûte la vie à des femmes : en moyenne, tous les six jours au Canada, une femme est tuée par son partenaire intime.
  • La violence faite aux femmes coûte chaque année des milliards de dollars aux contribuables et au gouvernement : les Canadiennes et Canadiens dépensent collectivement 7,4 milliards de dollars seulement pour gérer les conséquences de la violence conjugale.
  • La violence a un profond impact sur les enfants : les enfants qui sont témoins de violence au foyer présentent un taux deux fois plus élevé de troubles psychiatriques que les enfants issus de foyers non violents.

Foire aux questions sur la violence faite aux femmes

Cette fiche de renseignements répond à des questions fréquemment posées au sujet de la violence faite aux femmes au Canada, principalement la violence domestique. Le harcèlement et les agressions sexuelles : les faits

  • La violence faite aux femmes représente-t-elle encore un grave problème?

    La violence faite aux femmes coûte très cher aux Canadiennes et Canadiens. Selon les estimations, les conséquences de la violence conjugale à elle seule coûtent chaque année 7,4 milliards de dollars à la population canadienne. Ce chiffre inclut les coûts immédiats, comme les soins d’urgence, et les coûts reliés, comme la perte de revenus. Il inclut également des coûts tangibles comme les frais de funérailles, et des coûts intangibles comme la douleur et la souffrance.1

    Au Canada, la moitié des femmes ont été victimes d’au moins un acte de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 16 ans.1

    67 % des Canadiennes et Canadiens disent connaître personnellement au moins une femme ayant déjà été victime de violence physique ou sexuelle. 2

    Tous les soirs au Canada, 3 491 femmes et leurs 2 724 enfants dorment dans des refuges parce qu’elles ne sont pas en sûreté à la maison. 3

    Tous les soirs, environ 300 femmes et enfants se font refuser l’accès à des refuges parce ceux-ci sont déjà pleins. 4

    La GRC compte 1 181 cas de femmes autochtones disparues ou assassinées entre 1980 et 2012. 5 Toutefois, selon des organismes communautaires et la ministre de la Condition féminine, le chiffre réel est bien plus élevé, soit près de 4 000.6

    Le taux de meurtre des femmes autochtones est six fois plus élevé que celui des femmes allocthones. 7

    Chez les personnes âgées, les femmes sont plus à risque que les hommes d’être victimes de violence de la part d’un membre de la famille. Elles représentent 60 % des personnes âgées survivantes de violence familiale. 8

    Les taux de violence faite aux femmes varient grandement d’une région à l’autre du Canada. Comme dans le cas des crimes violents en général, les territoires présentent de manière soutenue les plus hauts taux de violence faite aux femmes rapportée à la police. En 2011, le taux de crimes violents commis contre les femmes au Nunavut était presque 13 fois plus élevé que le taux correspondant dans le reste du pays. En Saskatchewan et au Manitoba, où les taux provinciaux de crimes violents rapportés à la police sont régulièrement les plus élevés au Canada, le taux de violence faite aux femmes représentait, en 2011, le double de la moyenne nationale. L’Ontario et le Québec présentent les taux de violence faite aux femmes le moins élevés. 9

    La cyberviolence, qui comprend les menaces, le harcèlement et la traque en ligne, représente aujourd’hui une extension de la violence faite aux femmes.10 Les jeunes femmes (18-24 ans) sont les plus susceptibles d’être victimes de harcèlement en ligne sous ses formes les plus graves, dont la traque, le harcèlement sexuel et les menaces physiques.11 Le harcèlement et les agressions sexuelles : les faits

  • La violence domestique n’est-elle pas moins répandue que par le passé?

    À l’instar de l’ensemble des crimes violents au Canada, les taux de violence conjugale rapportée à la police ont diminué avec les années.12 Ce recul est en partie attribuable à l’amélioration de la situation des femmes au chapitre de l’égalité sociale et de l’autonomie financière, amélioration qui favorise leur capacité à quitter plus tôt une relation violente. Il s’explique aussi par les années de travail effectué par divers groupes pour mettre fin à la violence conjugale. Parmi les changements réalisés grâce à ce travail, mentionnons une sensibilisation accrue du public, une augmentation du nombre de programmes d’aide pour les hommes violents, une amélioration de la formation offerte aux policiers et aux procureurs de la Couronne, le dépôt d’accusations par la police plutôt que par la victime, une meilleure coordination des services communautaires et l’adoption de lois sur la violence familiale dans certaines régions du Canada.13

    Il est également important de se rappeler que les taux de violence domestique sont probablement beaucoup plus élevés que ce que nous pensons : 70 % des incidents de violence conjugale ne sont pas rapportés à la police. 14

    Malgré le recul des taux de violence domestique, certaines tendances inquiétantes semblent émerger :

    Le service de police de Calgary rapporte que la violence domestique a augmenté dans la foulée du ralentissement économique de l’Alberta.15 Un lien semblable entre l’augmentation de la violence domestique et l’économie de la province a été observé à Terre-Neuve.16

    De nouvelles études montrent que les taux de violence domestique augmentent après des catastrophes naturelles comme des inondations, des incendies de forêt et des ouragans. Après l’ouragan Katrina, par exemple, la violence entre partenaires a augmenté de 98 %.17 Les femmes sont particulièrement vulnérables en temps de crise, puisque les refuges pour femmes doivent parfois fermer leurs portes et que les services sociaux peinent à répondre à la demande.18 Étant donné le nombre important de catastrophes naturelles que connaît le Canada, comme les incendies de forêt de 2016 à Fort McMurray, en Alberta, les inondations à Calgary en 2013 ou les inondations au Manitoba en 2009 et en 2011, ces recherches soulignent la nécessité d’une sensibilisation accrue et d’une amélioration des services relatifs à la violence domestique en temps de crise.

    Tandis que la proportion d’homicides commis par un époux légalement marié a diminué entre 1994 et 2014, la proportion d’homicides commis par un conjoint de fait, un partenaire amoureux ou un autre partenaire intime a augmenté au cours de la même période.19

    Une étude menée en 2015 suggère que des incidents de violence domestique peuvent avoir lieu en milieu de travail, ce qui menace la capacité des femmes à conserver leur indépendance économique. Plus de la moitié (53 %) des répondantes ayant vécu de la violence domestique affirment qu’au moins une sorte d’acte violent a eu lieu au travail ou près de leur lieu de travail. Près de 40 % des personnes ayant été victimes de violence domestique disent que la violence a rendu l’accès au travail difficile, et 8,5 % affirment avoir perdu leur emploi en raison de la violence.20

  • Qu’est-ce que la violence faite aux femmes?

    Les Nations Unies définissent la violence faite aux femmes comme suit :

    « Tout acte de violence dirigé contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ».21

    La violence conjugale englobe ce qui suit :22

    • La violence physique : Frapper, étouffer, donner des coups de poing. Agresser avec les mains ou avec un objet. Menacer à l’aide d’un couteau ou d’une arme à feu. Assassiner.
    • La violence sexuelle : Imposer une activité non désirée de nature sexuelle par des menaces, de l’intimidation ou la force physique.
    • La violence émotionnelle ou verbale : Menacer de tuer une femme (ou de tuer ses enfants, d’autres membres de la famille ou des animaux domestiques), menacer de se suicider, faire des commentaires humiliants et dégradants à propos du corps ou du comportement d’une femme. La forcer à se prêter à des actes dégradants. Isoler une femme de ses ami-e-s ou de sa famille, la confiner à la maison. Détruire ou endommager ses objets personnels et tout autre geste visant à la rabaisser ou à restreindre sa liberté et son indépendance.
    • La violence économique ou financière : Voler de l’argent ou des objets de valeur appartenant à une femme ou lui en refuser l’accès (situation particulièrement préoccupante chez les femmes âgées). La forcer à travailler ou lui refuser le droit de travailler.
    • La violence spirituelle : Utiliser la religion d’une femme ou ses croyances spirituelles pour la manipuler, la dominer ou la contrôler.
    • Le harcèlement criminel/la traque : Surveiller une femme de façon persistante, malveillante et non désirée. Porter atteinte à sa vie privée d’une manière qui constitue une menace à sa sécurité personnelle.
  • Quelles sont les causes de la violence faite aux femmes?

    Dans notre société, les inégalités entre les genres existent dans plusieurs domaines, y compris la politique, la religion, les médias, les normes culturelles et les milieux de travail. Les hommes comme les femmes reçoivent de nombreux messages – explicites et implicites – renforçant l’idée qu’il est naturel pour les hommes d’avoir plus de pouvoir social que les femmes.

    Dans ce contexte, la fausse croyance selon laquelle les hommes ont le droit d’imposer leur volonté aux femmes, même en ayant recours à la violence, est courante. Ce comportement est non seulement condamnable, il est illégal.23

    Il est important de souligner que le travail pour l’égalité des genres bénéficie à la société dans son ensemble. Les rôles de genre rigides limitent tout le monde et contribuent à la violence faite aux femmes. La recherche montre que l’égalité des genres est associée à des sociétés plus paisibles et stables24 ainsi qu’à la croissance économique générale.25

    En plus du sexisme, il existe plusieurs formes d’inégalités sociales qui combinent l’abus et la violence, dont le racisme, l’homophobie, le classisme, l’âgisme, le capacitisme et la persécution religieuse.26

    Même si la recherche établit des liens entre la consommation d’alcool et la violence domestique, les avis divergent quant à l’hypothèse voulant que l’alcool soit une cause de violence.27 Lorsqu’il est question d’alcool, on fait souvent deux poids, deux mesures : tandis que la consommation d’alcool sert parfois à excuser le comportement d’un agresseur, les victimes qui ont consommé de l’alcool au moment de l’incident sont souvent blâmées pour l’agression qu’elles ont subie.28

  • Les hommes ne sont-ils pas aussi susceptibles que les femmes d’être victimes de violence?

    Nous croyons fermement que TOUTE forme de violence est inacceptable, et appuyons les campagnes qui ont pour but de faire cesser la violence. Toutefois, en tant qu’organisme voué au mieux-être des femmes, notre mandat porte spécifiquement sur les femmes et les filles. Nos programmes de prévention de la violence chez les adolescentes et les adolescents sont toutefois mixtes, c’est-à-dire qu’ils sont conçus à la fois à l’intention des filles et des garçons.

    Même si les hommes et les femmes subissent de la violence, les statistiques indiquent que les femmes connaissent des taux de violence plus élevés. En 2014, le risque de victimisation avec violence des femmes était de 20 % supérieur à celui des hommes, selon les données autodéclarées recueillies par l’Enquête sociale générale sur la victimisation.29 Cet écart s’explique par le fait que les taux d’agression sexuelle sont demeurés relativement stables, tandis que les taux de vol et d’agression physique, dont les hommes sont plus susceptibles que les femmes d’être victimes, ont diminué.

    Sept victimes de violence familiale sur dix sont des femmes et des filles.30

    Les femmes ont environ quatre fois plus de chances d’être victimes d’un homicide commis par un partenaire intime.31

    En 2008, les femmes avaient dix fois plus de chances que les hommes d’être victimes d’une agression sexuelle rapportée à la police.32

    Selon certaines études sur la victimisation autodéclarée, les hommes sont presque aussi susceptibles que les femmes d’être victimes de violence domestique.33 Même si certaines personnes affirment que les hommes sont mal à l’aise d’admettre avoir été violentés par une femme, c’est en fait l’inverse qui est vrai : dans les recherches sur la victimisation autodéclarée, les hommes ont tendance à surestimer la violence de leur partenaire et à sous-estimer la leur. En revanche, les femmes surestiment leur propre violence et sous-estiment celle de leur partenaire. Cela explique pourquoi les recherches sur la victimisation autodéclarée rapportent souvent des degrés de violence similaires entre les femmes et les hommes, alors que d’autres recherches montrent clairement que les femmes représentent l’énorme majorité des victimes. 34

    De plus, les hommes sont plus susceptibles d’être les instigateurs de la violence, alors que les femmes sont plus susceptibles d’avoir recours à la violence pour se défendre.35

    La plupart des hommes ne sont pas violents à l’endroit de leur famille. Toutefois, lorsqu’il y a violence familiale, l’écrasante majorité des victimes sont des femmes :

    • Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes d’être victimes de violence familiale.36
    • Les femmes victimes de violence conjugale sont plus susceptibles de subir des formes extrêmes d’agression, y compris d’être étranglées, battues, menacées à l’aide d’un couteau ou d’une arme à feu ou agressées sexuellement.37
    • Environ 80 % des victimes de violence dans les fréquentations sont des femmes.38
    • Les filles sont 1,5 fois plus susceptible que les garçons de subir de la violence à la maison.39
  • Si une femme est victime de violence, pourquoi ne met-elle pas tout simplement fin à la relation?

    Les femmes restent souvent dans une relation malsaine parce que l’agresseur a menacé de les tuer, de se suicider ou encore de tuer les enfants si elles tentent de partir.40

    Les femmes prennent ces menaces au sérieux, et pour cause : le moment où une femme violentée court le plus grand danger est lorsqu’elle tente de quitter son agresseur:41

    • Environ 26 % de toutes les femmes qui sont tuées par leur conjoint le sont après la séparation du couple.42
    • Une étude indique que la moitié des femmes assassinées sont tuées dans les deux mois suivant la fin de la relation.43
    • Les femmes ont six fois plus de chances d’être tuées par un ex-partenaire que par leur partenaire actuel.44
    • Plusieurs femmes affirment avoir été violentées par un partenaire après que la relation ait pris fin, et que la violence s’est aggravée après une rupture.45
    • Presque 60 % de toute la violence dans les fréquentations survient après la fin de la relation.46

    Certaines femmes restent parce que leur partenaire a menacé de blesser ou de tuer un animal de compagnie. Une étude rapporte que dans le cas de plus de 57 % des femmes admises dans un refuge d’urgence, leur animal de compagnie ou celui de leur enfant avait été blessé ou tué par un partenaire violent.47

    Les femmes peuvent également rester dans une relation parce qu’elles dépendent financièrement de leur partenaire. Les femmes qui envisagent de mettre fin à une relation violente doivent parfois faire un choix entre la violence et la pauvreté.

    • Au Canada, plus de 1,5 million de femmes vivent avec un faible revenu.48
    • Les femmes qui quittent un partenaire et élèvent seules des enfants ont cinq fois plus de chances d’être pauvres que si elles restent avec leur partenaire.49
    • Au Canada, environ une mère seule sur cinq vit avec un faible revenu.50

    Certaines femmes restent parce qu’elles croient profondément en l’importance de garder leur famille unie. Il arrive parfois que les membres de la famille ou les beaux-parents tiennent la femme responsable des épisodes de violence et insistent pour qu’elle reste avec son partenaire.

    Les conséquences de la violence sur la santé mentale peuvent représenter un obstacle pour les femmes qui envisagent de mettre fin à une relation. Soixante-quatre pour cent des femmes violentées présentent des symptômes de trouble de stress post-traumatique (TSPT).51

    La violence conjugale est souvent un processus graduel, la fréquence des agressions et la gravité de la violence s’intensifiant progressivement au fil du temps. Puisque les agresseurs expriment souvent de profonds remords et promettent de changer, il peut s’écouler des années avant que les femmes admettent que la violence ne cessera jamais et que la relation est vouée à l’échec. Entre-temps, la violence qu’elles subissent pendant une période prolongée risque de détruire leur confiance en soi : elles ont alors beaucoup plus de difficulté à croire qu’elles méritent mieux, qu’elles trouveront le courage de partir ou qu’elles pourront se débrouiller par elles-mêmes.

  • Quelles sont les femmes le plus à risque d’être victimes de violence?

    La violence à l’égard des femmes existe dans tous les groupes culturels, religieux, ethniques, raciaux, sociaux et économiques ainsi que dans tous les groupes d’âge. Toutefois, certaines femmes sont particulièrement à risque :

    • Les femmes autochtones (membres des Premières nations, Inuites et Métisses) sont six fois plus susceptibles d’être tuées que les femmes allochtones.52Les femmes autochtones sont 2,5 fois plus susceptibles d’être victimes de violence que les femmes allochtones. 53
    • Selon les données rapportées à la police et les données autodéclarées, les jeunes femmes sont plus à risque de victimisation avec violence.54
    • Les taux de crimes violents à l’égard des femmes âgées de 15 à 24 ans sont 42 % supérieurs à ceux des femmes de 25 à 34 ans, et presque le double des taux présentés par les femmes de 35 à 44 ans.55
    • Les femmes de 15 à 24 ans présentent les taux les plus élevés de violence conjugale et d’homicide commis par un conjoint58.56
    • Les femmes vivant avec une déficience physique ou cognitive subissent deux à trois fois plus souvent de la violence que les femmes vivant sans handicap.57 Soixante pour cent des femmes en situation de handicap subissent une forme ou une autre de violence.58

    Selon le Réseau des femmes handicapées du Canada, les femmes en situation de handicap subissent les mêmes formes de violence que les autres femmes, en plus d’autres formes de violence relatives à leur handicap, y compris :

    • Une difficulté accrue à quitter un partenaire violent en raison de problèmes de mobilité ou de communication;
    • Une difficulté accrue à accéder à des services d’hébergement d’urgence et/ou de transport;
    • Des taux plus élevés de violence émotionnelle;
    • Des entraves à l’utilisation d’un appareil fonctionnel nécessaire (par exemple, un fauteuil roulant ou une canne);
    • De l’abus de la part du personnel soignant d’un établissement et/ou d’autres résident-e-s.59
    • La dépendance économique, l’obstacle de la langue et le manque de connaissance des ressources communautaires rendent parfois les femmes immigrantes plus vulnérables à la violence domestique. Les immigrantes qui arrivent au Canada traumatisées par la guerre ou des régimes répressifs sont beaucoup moins susceptibles de rapporter des actes de violence physique ou sexuelle aux autorités, par peur d’être à nouveau victimisées ou même expulsées.60
    • Les femmes qui s’identifient comme lesbiennes ou bisexuelles sont trois à quatre fois plus susceptibles que les femmes hétérosexuelles de rapporter des incidents de violence conjugale.61
    • Des études démontrent que lorsque les femmes racisées rapportent des incidents de violence, leur expérience est souvent moins prise au sérieux par le système de justice pénale et que les agresseurs reçoivent régulièrement des peines moins sévères.62
  • Comment la violence domestique touche-t-elle les enfants?

    Même si les adultes croient parfois que « les enfants ne s’aperçoivent de rien », les recherches montrent que les enfants voient ou entendent de nombreux actes de violence domestique.63

    Les enfants qui sont témoins de dix incidents ou plus de violence domestique parentale avant l’âge de 16 ans ont au moins deux fois plus de chances de faire une tentative de suicide.64

    Chaque année, au Canada, environ 362 000 enfants sont témoins d’actes de violence familiale.65

    Les enfants qui sont témoins de violence à la maison présentent un taux deux fois plus élevé de troubles psychiatriques que les enfants qui grandissent dans des foyers sans violence.66

    La violence domestique est plus courante dans les foyers où vivent de jeunes enfants que dans les foyers où les enfants sont plus vieux.67

    Selon la GRC, un enfant qui est témoin de violence conjugale subit une forme de mauvais traitement, car les recherches montrent que « le fait d’être témoin de violence familiale est aussi nocif que de l’avoir vécue directement ».68

    L’exposition à la violence peut affecter le développement cérébral des enfants et leur capacité d’apprentissage, en plus d’entraîner une vaste gamme de problèmes comportementaux et émotionnels comme l’anxiété, l’agressivité, l’intimidation et les phobies.69

    Les recherches montrent que les enfants témoins de violence sont beaucoup plus susceptibles de devenir des victimes ou des agresseurs à l’âge adulte. 70

  • Que puis-je faire si je pense qu’une femme est victime de violence?

    Si une personne est en danger immédiat, composez le 911 ou le numéro d’urgence de votre collectivité.

    Songez avant tout à sa sécurité. Ne parlez jamais de la violence devant la personne soupçonnée d’être l’agresseur. À moins qu’elle n’en fasse expressément la demande, ne remettez jamais à la femme de la documentation sur la violence conjugale et ne laissez jamais de message à ce sujet dans sa boîte vocale ou son courriel, car ces messages risquent d’être découverts par son agresseur. Toutefois, comme la violence se perpétue grâce au silence, n’hésitez pas à en parler si vous pouvez le faire en toute sécurité.

    Si la femme veut parler, écoutez-la. Si elle préfère se taire, dites-lui simplement qu’elle ne mérite pas de subir des mauvais traitements et que sa sécurité vous préoccupe. Demandez-lui si vous pouvez faire quelque chose pour l’aider, mais ne suggérez pas de faire quoi que ce soit qui vous rend mal à l’aise ou qui vous semble peu sécuritaire.

    Si elle décide de ne pas mettre fin à la relation, faites des efforts pour ne pas la juger. Souvenez-vous qu’il peut être extrêmement dangereux de quitter un agresseur. Parfois, l’aide la plus précieuse que vous pouvez apporter à une femme violentée est votre respect.

    Renseignez-vous sur les services d’urgence de votre collectivité, comme le centre d’hébergement pour femmes violentées ou le centre local d’aide aux victimes d’agression sexuelle. Faites des recherches en ligne ou consultez les premières pages de votre annuaire téléphonique.

  • Pourra-t-on un jour mettre fin à la violence faite aux femmes?

    Même si certaines personnes sont d’avis que la violence faite aux femmes n’est pas un problème très grave ou qu’elle relève de la « vie privée », il est possible de changer les mentalités. Autrefois, la conduite avec facultés affaiblies était pratiquement considérée comme une broutille, mais grâce à de vigoureuses campagnes de sensibilisation, ce comportement n’est plus socialement acceptable et les personnes contrevenants sont dorénavant passibles de sérieuses sanctions pénales. De la même manière, l’éducation du public, les programmes de prévention de la violence et des mesures fermes de justice pénale peuvent contribuer à mettre fin à la violence faite aux femmes au Canada.

    La sensibilisation croissante au sujet de la violence faite aux femmes est également due au courageux travail de défense mené par les survivantes et les familles des victimes. Il n’est pas facile de publiquement identifier un agresseur ou de contester les inégalités entre les genres, la tendance à blâmer la victime et la manière dont notre société traite la violence faite aux femmes, mais ces gestes contribuent à sensibiliser la population et à changer les choses.

    Le travail de prévention fonctionne. Les recherches montrent que les programmes de prévention de la violence offerts aux élèves du secondaire sont extrêmement efficaces. Ainsi, même plusieurs années après avoir participé à l’un de nos programmes, les élèves bénéficient toujours de leurs effets à long terme, comme des rapports de fréquentations intimes plus sains, la capacité de reconnaître les signes d’une relation malsaine et d’y mettre fin, ainsi qu’une amélioration de la confiance en soi, de la capacité de s’affirmer et du leadership.

    Vous pouvez aider. Si votre école locale n’offre pas de programme de prévention de la violence chez les adolescents et adolescentes, demandez qu’un programme soit mis sur pied. Faites aussi savoir à vos représentant-e-s élu-e-s que selon vous, la violence faite aux femmes et aux filles constitue un problème grave au Canada. Demandez-leur également ce qu’ils et elles font pour mettre fin à cette violence.

  1. The Violence Against Women Survey, Statistics Canada, 1993. Although more up-to-date data would be preferable, no recent Statistics Canada survey has asked women about their life-time experience of violence. [animate-link href="http://www23.statcan.gc.ca/imdb/p2SV.pl?Function=getSurvey&SDDS=3896&Item_Id=1712" target="_blank"]Available here[/animate-link]. Since publication, this report has been archived by Statistics Canada but the Canadian Women’s Foundation has a hard copy.
  2. Angus Reid Omnibus Survey, Canadian Women’s Foundation, 2012.

    Environ tous les six jours au Canada, une femme est tuée par son partenaire intime. Sur les 83 homicides commis par un partenaire intime rapportés à la police en 2014, 67 victimes (plus de 80 %) sont des femmes. [note]Homicide in Canada, 2014, Statistics Canada, Table 6. In 2014, 67 women were killed by their intimate partners; this number divided by 365 days in the year comes out to 5.4. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2015001/article/14244/tbl/tbl06-eng.htm" target="_blank"]Available here[/animate-link]

  3. Shelters for Abused Women in Canada, 2014, Statistics Canada, [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2015001/article/14207-eng.htm" target="_blank"]Available here[/animate-link]. Out of the 4,476 women and 3,493 children staying in shelters on the snapshot date of April 16, 2014, 78% (or 3,491 women and 2,742 children) were there primarily because of abuse.
  4. Shelters for abused Women in Canada, 2014, Statistics Canada, calculation based on 201 children and 338 women (539 people total), 56% of whom were turned away from shelters already at capacity on the snapshot date of April 16, 2014. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2015001/article/14207-eng.htm" target="_blank"]Available here[/animate-link]. In a Shelter Voices 2016 snapshot survey, 305 women and children were turned away from shelters due to lack of capacity: Shelter Voices, Canadian Network of Women’s Shelters & Transition Houses, 2016, p.1. [animate-link href="http://endvaw.ca/wp-content/uploads/2016/04/ShelterVoices-2016-WEB.pdf" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  5. Missing and Murdered Aboriginal Women: A National Operational Overview, 2014, The Royal Canadian Mounted Police, p. 1. [animate-link href="http://www.rcmp-grc.gc.ca/wam/media/460/original/0cbd8968a049aa0b44d343e76b4a9478.pdf" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  6. Confusion Reigns Over Number of Missing, murdered Indigenous Women, 2016, CBC News.[animate-link href="http://www.cbc.ca/news/politics/mmiw-4000-hajdu-1.3450237" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  7. Homicide in Canada, 2014, Statistics Canada, p.14. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2015001/article/14244-eng.pdf" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  8. Family Violence in Canada: A statistical profile, 2013, Table 4.2. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2014001/article/14114/tbl/tbl42-eng.htm" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  9. Violence Against Women, 2011, Statistics Canada, p. 2. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/daily-quotidien/130225/dq130225a-eng.pdf" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  10. Cyber violence against women and girls, UN Women. [animate-link href="http://www.unwomen.org/~/media/headquarters/attachments/sections/library/publications/2015/cyber_violence_gender%20report.pdf?d=20150924T154259&v=1" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  11. Online Harassment: Summary of findings, Pew Research Centre, 2014. [animate-link href="http://www.pewinternet.org/2014/10/22/online-harassment/" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  12. Family Violence in Canada; A Statistical Profile, 2013, Statistics Canada, p. 4. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2014001/article/14114-eng.pdf" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  13. Measuring Violence Against Women: Statistical Trends, Statistics Canada, 2006, p. 18. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/85-570-x/85-570-x2006001-eng.pdf" target="_blank"]Available here[/animate-link] and Measuring Violence Against Women: Statistical Trends, Statistics Canada, 2013, p. 94. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/85-002-x/2013001/article/11766-eng.pdf" target="_blank"]Available here[/animate-link]
  14. Infographic: Family Violence in Canada, 2014. [animate-link href="http://www.statcan.gc.ca/pub/11-627-m/11-627-m2016001-eng.htm" target="_blank"]Available here[/animate-link]
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