woman sitting by the ocean

Les femmes et la pauvreté au Canada : les faits

À la Fondation canadienne des femmes, nous voulons que toutes les femmes à faible revenu et leurs enfants aient la possibilité de sortir de la pauvreté.

Il est difficile de croire que la pauvreté existe encore dans un pays aussi riche que le Canada. Pourtant, une personne sur dix y vit dans la pauvreté et 1,5 million de femmes subsistent avec un faible revenu.

Certains groupes de femmes sont plus à risque que d’autres de vivre à faible revenu, et plusieurs obstacles systémiques nuisent à leur stabilité financière.

Pourquoi est-il urgent de s’attaquer au problème de la pauvreté chez les femmes?

  • L’aide que l’on apporte aux femmes à faible revenu profite également à leurs enfants, mettant ainsi fin au cercle vicieux de la pauvreté.
  • La pauvreté coûte des millions de dollars chaque année aux gouvernements et contribuables.
  • Tout le monde tire avantage de l’égalité des chances.

Foire aux questions au sujet des femmes et de la pauvreté au Canada

  • Le Canada est un pays riche. La pauvreté y est-elle vraiment un problème?

    Environ une personne sur dix au Canada vit sous le seuil de faible revenu, après les impôts et les prestations gouvernementales.1 Au Canada, plus de 1,5 million de femmes sont considérées à faible revenu.2

    Certains groupes connaissent des taux de pauvreté plus élevés que d’autres et sont plus à risque d’être pauvres,3 notamment :

    • Les femmes des Premières nations vivant à l’extérieur des réserves — 37 %4
    • Les femmes métisses et inuites (vivant dans les provinces) — 23 %5
    • Les femmes membres de minorités visibles — 28 %6
    • Les femmes handicapées — 33 %7
    • Les femmes immigrantes — 20 %8
    • Les mères célibataires — 21 %9
    • Les enfants de mères monoparentales — 23 %10 (comparé à 6 % des enfants de familles biparentales)11
    • Les femmes aînées vivant seules — 16 %12

    Dans certaines régions du pays, les taux de pauvreté sont épouvantablement élevés. Par exemple, 50 % des enfants ayant le statut d’Indien au Canada vivent dans la pauvreté. Ce taux atteint 64 % en Saskatchewan et 62 % au Manitoba.13

    Plus de 235 000 Canadiens et Canadiennes vivent en situation d’itinérance chaque année, ce qui coûte quelque sept milliards de dollars à l’économie nationale. Chaque nuit, plus de 35 000 Canadiens et Canadiennes sont sans abri.14 Les femmes célibataires et leurs enfants ont deux fois plus recours aux refuges d’urgence que les familles biparentales.15 La violence intrafamiliale envers les femmes et les enfants est un facteur contribuant à l’itinérance. De plus, l’itinérance expose davantage les femmes à la violence, aux agressions sexuelles et à l’exploitation.16

    Au cours des 25 dernières années, la pauvreté infantile et familiale a augmenté de 25 %, passant de 15,8 % des enfants en 1989 à 19,1 % en 2012. Plus d’enfants et de familles vivaient dans la pauvreté en 2012 qu’en 2000.17

    Le taux de pauvreté au Canada est plus élevé que dans la plupart des autres pays développés. À ce chapitre, le Canada se classe au 23e rang sur les 34 pays de l’OCDE.18 Le taux de pauvreté au Canada, qui est de 11,9 %, est légèrement supérieur à la moyenne de l’OCDE (11 %).19 Lorsque le taux de pauvreté augmente dans un pays, celui-ci s’en trouve moins compétitif, sa population est moins en santé et sa société moins égalitaire.

    La pauvreté au Canada coûte des milliards de dollars chaque année aux gouvernements fédéral et provinciaux. En 2008 en Ontario, la pauvreté a coûté au gouvernement entre 10,4 et 13,1 milliards de dollars.20

  • Pourquoi y a-t-il autant de personnes pauvres au Canada?

    Au Canada, de nombreuses raisons peuvent expliquer que des personnes vivent dans la pauvreté :

    • Elles n’ont pas assez de compétences, ni un niveau de scolarité assez élevé, pour obtenir un emploi assez bien payé pour vivre au-dessus du seuil de la pauvreté.
    • Il n’y a pas assez de bons emplois disponibles dans leur collectivité.
    • Elles ont perdu leur emploi et n’arrivent pas à en trouver un autre.
    • Elles ont un handicap physique ou psychologique qui limite leur capacité de travailler.
    • Elles ont subi un accident ou sont tombées malades et ne peuvent plus travailler.
    • Elles ne peuvent trouver un bon emploi en raison de pratiques discriminatoires en milieu de travail. Les immigrantes et immigrants ont souvent de la difficulté à trouver un emploi en raison des barrières linguistiques et parce que de nombreux employeurs refusent de reconnaître la formation ou l’expérience acquises à l’extérieur du Canada, même si celles-ci sont de très haut niveau.
    • Elles reçoivent des prestations d’aide sociale. Les prestataires de l’aide sociale vivent dans la pauvreté.21 Par exemple, une femme élevant seule un enfant en Ontario reçoit au total une somme de 18 600 $ par année en prestations,22 ce qui équivaut à seulement 1 550 $ par mois. Après avoir payé le loyer, il lui reste très peu d’argent pour acheter de la nourriture, des vêtements, des titres de transport, des fournitures scolaires et d’autres produits et services de première nécessité.
    • On observe une augmentation du travail précaire. Les employeurs offrent moins de garanties qu’avant en ce qui a trait au salaire, à la permanence et à l’horaire de travail.23
  • Comment mesure-t-on la pauvreté au Canada?

    La pauvreté peut être décrite en termes ABSOLUS ou RELATIFS :

    • La pauvreté absolue renvoie à un état de privation, à une situation où une personne n’a pas les moyens de combler des besoins essentiels comme se nourrir, se loger, se vêtir et se déplacer d’une manière adéquate. Un récent rapport de la Fondation canadienne des femmes indique que 50 % des femmes qui participent à nos programmes de développement économique se trouvent sous le seuil de faible revenu et que 83 % ont un revenu personnel annuel de moins de 30 000 $.24
    • La pauvreté relative décrit un état d’inégalité, une situation où une personne est clairement moins à l’aise que la plupart des membres de sa collectivité. De nombreux ménages à faible revenu parviennent à peine à payer le loyer et la nourriture, et ont encore plus de difficulté à payer des soins dentaires, des lunettes, des sorties scolaires, de l’équipement sportif pour les enfants, l’accès à Internet ou des médicaments sur ordonnance. Ces biens et services sont tenus pour acquis et considérés comme essentiels par la plupart des Canadiennes et Canadiens.25

    Nos statistiques sont calculées à partir des seuils de faible revenu (SFR) établis par Statistique Canada.26 Les SFR servent à mesurer la pauvreté relative et les inégalités.

    Nous nous intéressons tout particulièrement aux inégalités, car l’existence d’un écart important entre riches et pauvres peut avoir un impact dévastateur sur la croissance économique. Les politiques qui visent à réduire les inégalités de revenu, y compris celles qui favorisent la participation des femmes au marché du travail, améliorent l’économie de manière générale.27

    Au Canada, les inégalités de revenu sont en augmentation. Pour chaque nouveau dollar de richesse produit au Canada depuis 1999, 66 cents sont allés au 20 % des familles les plus riches.28

  • Pourquoi faudrait-il se soucier particulièrement de la pauvreté chez les femmes?

    Parce que venir en aide aux femmes à faible revenu est aussi un moyen d’aider leurs enfants.

    • Lorsque les enfants sont pauvres, c’est habituellement parce que leur mère l’est aussi. Le nombre de familles monoparentales est en augmentation, et quatre-vingts pour cent de toutes les familles monoparentales ont une femme à leur tête.29 En 2011, le revenu d’emploi moyen des familles monoparentales ayant une femme à leur tête et dont les enfants ont moins de 6 ans était de 21 200 $, soit environ 50 % du revenu des familles monoparentales ayant un homme à leur tête, qui était de 43 000 $.30
    • La pauvreté rend les enfants malades. Les enfants issus de familles pauvres présentent souvent à la naissance un poids inférieur à la norme, ce qui les prédispose à des problèmes de santé plus tard dans la vie. Lorsqu’ils grandissent, les enfants vivant dans la pauvreté présentent une incidence plus élevée de problèmes tels que l’asthme, le diabète, les troubles de la santé mentale et même les maladies cardiaques.31
    • Les enfants pauvres souffrent davantage de troubles de la parole et de l’audition, et obtiennent de moins bons résultats aux tests cognitifs. Il n’est donc pas étonnant de constater qu’ils éprouvent plus de difficultés à l’école. Selon les recherches, les enfants issus de familles à faible revenu « éprouvent une motivation moindre à apprendre, accusent un retard de développement cognitif, obtiennent des notes inférieures, participent moins aux activités parascolaires, ont des aspirations de carrière moins élevées, fréquentent l’école avec moins d’assiduité, fréquentent moins les universités, courent un risque accru d’analphabétisme et présentent des taux de décrochage supérieurs ».32

    La pauvreté compromet également la sécurité des femmes.

    • Les femmes qui quittent leur partenaire pour élever leurs enfants seules sont plus de cinq fois plus à risque de vivre dans la pauvreté que si elles restent avec leur partenaire.33
    • De nombreuses données indiquent que les femmes violentées restent parfois dans une relation marquée par la violence, car elles savent que si elles partent, elles et leurs enfants risquent de tomber dans la pauvreté.34
  • Pourquoi les femmes sont-elles plus à risque de vivre dans la pauvreté?

    L’une des principales raisons est qu’elles passent plus de temps à faire du travail non rémunéré, ce qui leur laisse moins de temps pour faire du travail rémunéré.

    • Chaque jour, les hommes et les femmes travaillent environ le même nombre d’heures, mais les femmes accomplissent beaucoup plus de travail non rémunéré (travail ménager, soins aux enfants, préparation des repas, soins aux personnes âgées, etc.).35 Dans les familles où les deux parents travaillent à plein temps, les femmes passent en moyenne 49,8 heures par semaine à accomplir des tâches relatives au soin des enfants, comparé à 27,2 heures par semaine pour les hommes.36 Chez les couples où les deux parents travaillent, les femmes consacrent 13,9 heures aux tâches ménagères, comparé à 8,6 heures pour les hommes.37
    • Environ 70 % des femmes dans des familles biparentales ayant un enfant de moins de cinq ans travaillent également à l’extérieur du foyer.38 Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de sacrifier leurs perspectives de carrière et d’avancement professionnel pour concilier le travail et les obligations familiales.39
    • Pour pouvoir assumer leurs responsabilités domestiques, de nombreuses femmes optent pour des emplois à temps partiel, saisonniers, contractuels ou temporaires. Malheureusement, la plupart de ces postes sont faiblement rémunérés, n’offrent aucune sécurité d’emploi, offrent peu de possibilités d’avancement et ne comportent aucun régime d’assurance-maladie.40
    • Près de 70 % des employ-é-s à temps partiel sont des femmes,41 et les femmes représentent 60 % des personnes travaillant au salaire minimum.42
    • Au Canada, la plupart des femmes pauvres travaillent, mais ne gagnent pas suffisamment d’argent pour se sortir de la pauvreté, car elles sont cantonnées dans des emplois mal rémunérés et précaires.43
    • Le manque de services de garde abordables au Canada – et l’absence de politiques progressistes encadrant les horaires flexibles et les congés parentaux en milieu de travail – force souvent les femmes à faire des choix de carrière qui limitent grandement leur capacité de gain. C’est la raison pour laquelle nombre de femmes refusent les heures supplémentaires et les promotions et optent pour des carrières dans des domaines où il existe des mesures de conciliation travail-famille. En raison de leurs responsabilités domestiques, les femmes ont aussi plus de difficulté à retourner aux études ou à suivre des formations qui pourraient faire progresser leur carrière.
    • Les femmes qui interrompent leur carrière pour s’occuper de leurs enfants ou d’autres membres de leur famille gagnent beaucoup moins d’argent que les autres : une étude indique que les femmes âgées de quarante ans qui interrompent leur carrière pendant une période de plus de trois ans pour un congé de maternité gagnent environ 30 % de moins que les femmes sans enfant.44
    • Les femmes canadiennes avec enfants gagnent 12 % de moins que les femmes sans enfant.45
    • La double charge de travail que constituent les tâches domestiques et le travail rémunéré force de nombreuses femmes à sacrifier leur sécurité financière à long terme. Il s’agit d’un lourd prix à payer pour être mère.
  • L’écart salarial entre les hommes et les femmes existe-t-il vraiment au Canada?

    Oui, et il réduit la capacité de gain de toutes les femmes sur le marché du travail au Canada.

    En moyenne, les femmes travaillant à plein temps au Canada gagnent 74 cents pour chaque dollar rapporté par un homme.46

    De nombreuses raisons expliquent la persistance de l’écart salarial entre les hommes et les femmes. Voir L’écart salarial entre hommes et femmes au Canada.

  • Comment peut-on aider les femmes à sortir de la pauvreté?

    Afin de promouvoir l’égalité économique des femmes, la Fondation canadienne des femmes rassemble des organismes communautaires pour mettre en commun la recherche, les connaissances, les compétences et les pratiques exemplaires en vue d’aider les femmes à faible revenu à sortir de la pauvreté.

    Nous investissons aussi dans des programmes communautaires qui aident les femmes à accroître leur revenu en démarrant une petite entreprise, en apprenant un métier spécialisé ou en travaillant dans le cadre d’un stage en milieu de travail.

    Dans le cadre des programmes que nous finançons, les femmes apprennent à cerner leurs forces et leurs compétences et à s’appuyer sur leurs atouts uniques pour aller de l’avant. Cette approche positive fondée sur les « avoirs » réduit la dépendance à long terme et favorise la confiance en soi chez les femmes, un outil essentiel pour amorcer le difficile cheminement hors de la pauvreté. Nos programmes offrent aux femmes des services sur mesure et opportuns, que leurs priorités immédiates soient de se nourrir ou se loger, d’établir un budget, de fixer des objectifs personnels, d’élaborer un plan d’affaires, d’apprendre un métier ou d’être jumelées avec une mentore. Notre objectif est de les aider à mettre en place une base solide, ce qui comprend un logement stable, des services de garde, des compétences axées sur l’emploi, la confiance en soi, des connaissances financières, un solide réseau social et une famille qui apporte son aide.

    Grâce à cette approche, la Fondation canadienne des femmes a aidé des centaines de femmes partout au Canada à sortir de la pauvreté. Au fur et à mesure qu’elles progressent dans cette démarche, les femmes contribuent de plus en plus à l’économie du Canada et bâtissent peu à peu un avenir plus sûr pour elles-mêmes et pour leurs enfants.

  1. Canadian Income Survey, persons in low income, Canada and provinces, 2012. Statistics Canada. Available here
  2. Persons living in low income after tax, 2012. Statistics Canada. Available here
  3. Low income in Canada: A multi-line and multi-index Perspective, 2012. Statistics Canada. Available here
  4. First Nations, Metis and Inuit Women, Women in Canada: A Gender-based Statistical Report. Based on 2005 data and low-income cut-offs before tax. Statistics Canada. Available here
  5. Ibid. In 2006, a total of 169,480 women and girls were living on a reserve (status and non-status included) and are not included in this statistic.
  6. Visible Minority Women, Women in Canada: A Gender-Based Statistical Report. Based on 2005 data and low income cut-offs before tax., p. 34. Statistics Canada. Available here
  7. Participation and Activity Limitation Survey, 2006. Statistics Canada. Available here
  8. Immigrant Women, Women in Canada, A Gender-Based Statistical report, 2012. Based on 2005 data and low-income cut-offs before tax. Statistics Canada. Available here
  9. Low income and family status, Women in Canada, A Gender-Based Statistical report, based on 2008 data. Available here
  10. Persons in low income after tax. 2011. Based on after-tax data. Statistics Canada. Available here
  11. Persons in low income after tax. 2011. Based on after-tax data. Statistics Canada. Available here
  12. Persons in low income after tax. 2011. Based on after-tax data. Statistics Canada. Available here
  13. David Macdonald, Daniel Wilson. Poverty or Prosperity: Indigenous Children in Canada, 2013. Canadian Centre for Policy Alternatives. Available here
  14. Stephen Gaetz, Tanya Gulliver and Tim Richter. The State of Homelessness in Canada: 2014. Toronto: The Homeless Hub Press. Available here
  15. When there’s no place like home: A snapshot of women’s homelessness in Canada. Page 2. YWCA Canada Available here
  16. Who is homeless? The Homeless Hub. Available here
  17. 2014 Report Card on Child and Family Poverty in Canada. Campaign 2000.Available here
  18. Society at a glance 2014 highlights: Canada OECD social indicators, OECD.
    Available here
  19. Poverty Rates and Poverty Gaps. OECD Factbook 2014: Economic, Environmental and Social Statistics. Organization for Economic Co-operation and Development. Available here
  20. The cost of poverty: An Analysis of the Economic Cost of Poverty in Ontario, Ontario Association of Food Banks, page 6. Available here
  21. The only province in which welfare rates are above the poverty line is Newfoundland and Labrador, specifically for lone-parent families. Welfare in Canada 2012: Caledon Institute of Social Policy, page 53. Available here
  22. Ibid, Page 55.
  23. Precarious Employment in Canada: Does the Evidence Square with the Anecdotes? Available here
  24. Building a Stronger Future: Evaluation of the Canadian Centre for Women’s Economic Development 2009-2014, March 2015. Page 18. Canadian Women’s Foundation.Highlights report available here
  25. Rachel Singer. The Impact of Poverty on the Health of Children and Youth, Campaign 2000, 2003, Page 11-12. Available here
  26. The statistics used in Question 1 are based upon Low-Income Cut Offs (LICO) from Statistics Canada. LICOs describe an income ‘line’ which changes according to the number of people in a family, the size of their community, and so on. Families living below LICO have to spend more of their income on necessities than the average family. While LICO was originally designed to measure relative poverty, however, some scholars argue that LICO should now be considered a measure of absolute poverty because its baseline calculation is no longer being updated. See: Are Statistics Canada’s Low-Income Cutoffs an absolute or relative poverty measure? by Andrew Mitchell and Richard Shillington, undated. Available here
  27. Inequality and income, OECD. Available here
  28. David Macdonald. Outrageous Fortune: Documenting Canada’s Wealth Gap, 2014, Page 5. Canadian Centre for Policy Alternatives. Available here
  29. Portrait of families and living arrangements in Canada, 2012. Statistics Canada. Available here
  30. Income composition in Canada, National Household Survey, 2011.
    Available here
  31. Rachel Singer. The Impact of Poverty on the Health of Children and Youth, Campaign 2000, 2003, Page 11-12. Available here
  32. Supporting Education: Building Canada – Child Poverty and Schools, 2009, Page 1. Canadian Teacher’s Federation. Available here
  33. Monica Townson. Canadian women on their own are poorest of the poor, Sept. 8, 2009. Canadian Centre for Policy Alternatives. Available here
  34. Jane Gurr et al. Breaking the Links Between Poverty and Violence Against Women, 2008, Page 1. National Clearinghouse on Family Violence, Public Health Agency of Canada. Available here
  35. Veerle Miranda. Cooking, Caring and Volunteering: Unpaid Work Around The World, Organization for Economic Co-operation and Development, March 2011, p. 12. Available here
  36. Time spent on unpaid childcare in the household, 2010, Statistics Canada. Available here
  37. Time spent on household domestic work, 2010. Statistics Canada. Available here
  38. Employment rate of women with children by family status and age of youngest child, 1976 to 2009, Women in Canada: A Gender-Based Statistical Report, Statistics Canada. Available here
  39. Carole Vincent. Why do women earn less than men? A synthesis of findings from Canadian Microdata. 2013. Canadian Research Data Centre Network. Page 14. Available here
  40. Ibid, Page 17.
  41. Part-time employment of women and men, 1976-2009. Women in Canada: A Gender-Based Statistical Report, Statistics Canada. Available here
  42. Minimum Wage, 2009. Statistics Canada. Available here
  43. See for example: Dominique Fleury and Myriam Fortin. When Working Is Not Enough To Escape Poverty: An Analysis Of Canada’s Working Poor, Policy Research Group, Human Resources and Social Development Canada, August 2006.
    Available here
    See also: Stuart Murray and Hugh Mackenzie. Bringing Minimum Wages Above the Poverty Line, March 2007, Canadian Centre for Policy Alternatives. Available here
  44. Xuelin Zhang. Earnings of women with and without children, 2009. Statistics Canada. Available here
  45. Xuelin Zhang. Earnings of women with and without children, 2009. Statistics Canada. Available here
  46. Distribution of employment income of individuals by sex and work activity, Canada, provinces, and selected census metropolitan areas, 2014. Available here