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Le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles : les faits

Les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel sont des formes persistantes de violence envers les femmes qui trouvent leur source dans l’inégalité des genres.

En fait, l’agression sexuelle est le seul crime violent au Canada qui n’est pas en déclin. Ses répercussions vont bien au-delà des effets sur les survivantes; les conséquences des agressions sexuelles coûtent des milliards de dollars aux Canadiennes et Canadiens chaque année.

Puisque la grande majorité des agressions sexuelles ne sont pas dénoncées à la police, les données rapportées à la police ainsi que les données autodéclarées tirées d’études sociales peuvent nous aider à évaluer l’ampleur du problème.

Cette fiche de renseignements répond à des questions fréquemment posées à propos des agressions sexuelles et du harcèlement sexuel au Canada. Pour plus de renseignements au sujet de la violence domestique et la violence faite aux femmes en général, consultez La violence faite aux femmes : les faits.

 

Foire aux questions sur le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles

  • Les agressions sexuelles sont-elles réellement aussi courantes que l’affirment certaines personnes?

    Des femmes ont déclaré elles-mêmes 553 000 agressions sexuelles en 2014, selon l’Enquête sociale générale sur la victimisation au Canada.1
    En 2008, les femmes avaient dix fois plus de chance que les hommes d’être victimes d’une agression sexuelle rapportée à la police.2

    Même si les hommes et les femmes subissent des agressions sexuelles, les femmes représentaient 92 % des victimes d’agressions sexuelles rapportées à la police en 2008.3

    L’agression sexuelle est le seul crime violent au Canada qui n’est pas en déclin. Depuis 1999, les taux d’agression sexuelle sont demeurés relativement stables.4 C’est l’une des raisons pour lesquelles le risque de victimisation avec violence des femmes était de 20 % supérieur à celui des hommes en 2014, selon des données autodéclarées de l’Enquête sociale générale sur la victimisation. Alors que les taux d’agression sexuelle sont demeurés stables, les taux de vol et d’agression armée ont diminué, et les hommes sont plus susceptibles que les femmes d’être victimes de ces crimes. 5

    Entre 2009 et 2013, le taux d’agressions sexuelles commises par un partenaire intime contre des femmes (rapportées à la police) a augmenté de 17 %.6

    L’impact des agressions sexuelles va bien au-delà des victimes directes. Chaque année, les agressions sexuelles coûtent des milliards de dollars à la société canadienne. En 2009, les conséquences des agressions sexuelles et infractions connexes ont coûté environ 4,8 milliards de dollars à l’économie canadienne.7

    Certains groupes de femmes sont plus à risque que d’autres d’être victimes d’agression sexuelle :

    • Les jeunes Canadiennes sont plus susceptibles d’être victimes d’agression sexuelle. Le taux d’agression sexuelle chez les Canadiennes de 15 à 24 ans est 18 fois plus élevé que celui des Canadiennes de 55 ans et plus.8
    • 82 % de toutes les victimes d’agression sexuelle âgées de moins de 18 ans sont des filles, et les filles de moins de 18 ans affichent un taux de violence sexuelle presque cinq fois plus élevé que celui des garçons de moins de 18 ans.9
    • Les filles ont quatre fois plus de chances que les garçons d’être agressées sexuellement par un membre de leur famille.10
    • Les femmes en situation de handicap et les femmes institutionnalisées, les femmes autochtones, les femmes célibataires et les femmes sans emploi ou à faible revenu sont le plus à risque d’être victimes d’agression sexuelle.11
    • Les agressions sexuelles représentent environ 33 % de tous les crimes commis contre les femmes autochtones, et 10 % de tous les crimes commis contre les femmes allochtones.12
    • Le taux de violence sexuelle subie par les femmes en situation de handicap est environ trois fois plus élevé que celui des autres femmes.13
    • 96 % des personnes âgées agressées sexuellement par un membre de la famille sont des femmes.14
  • La plupart des agressions sexuelles ne sont-elles pas mineures?

    Il existe trois degrés d’agression sexuelle au Canada :15

    • Les agressions sexuelles de premier degré causent peu ou pas du tout de blessure physique;
    • Les agressions sexuelles de deuxième degré comportent l’utilisation d’une arme ou de menaces, ou la présence de lésions corporelles;
    • Les agressions sexuelles de troisième degré entraînent des blessures physiques ou la défiguration, ou menacent la vie de la survivante.
    • Même si la plupart des agressions sexuelles relèvent du premier degré, tout type d’agression sexuelle peut avoir des effets à long terme sur le bien-être psychologique de la survivante.16
    • De nombreuses femmes victimes d’agression sexuelle présentent des taux élevés de dépression, de troubles anxieux, de troubles du sommeil, de comportements suicidaires, d’automutilation, de troubles alimentaires et de problèmes de toxicomanie.17
    • Les femmes ayant été victimes d’agression sexuelle sont plus susceptibles de faire une tentative de suicide.18
    • Les agressions sexuelles peuvent entraîner des problèmes de santé comme une grossesse non désirée, des problèmes gynécologiques et des maladies transmises sexuellement.19
    • La violence sexuelle a également des conséquences financières sur les survivantes. Selon les estimations, chaque année au Canada, l’impact financier collectif des agressions sexuelles subies par les femmes représente 3,4 milliards de dollars en frais médicaux, en perte de productivité et en coûts intangibles comme la douleur et la souffrance.20
  • Pour éviter d’être agressées sexuellement, les femmes ne devraient-elles pas agir de façon responsable et éviter de trop boire ou d’aller à la rencontre d’inconnus?

    Une seule partie est responsable d’une agression sexuelle ou de harcèlement sexuel à l’égard d’une autre personne : l’agresseur. Tenir une personne survivante responsable de la violence qu’elle subit consiste à blâmer la victime et c’est non seulement injuste, mais aussi dangereux. Jeter le blâme sur la victime encourage de nombreuses femmes à croire qu’elles sont responsables de la violence qu’elles subissent, ce qui les rend moins susceptibles de dénoncer les délits à caractère sexuel.21

    • Il existe un mythe voulant que les agressions sexuelles soient commises par des inconnus, mais dans 80 % des cas, la personne survivante d’une agression sexuelle connaît l’agresseur.22
    • Des études établissent un lien entre la consommation d’alcool et les agressions sexuelles, mais « le fait que la consommation d’alcool et les agressions sexuelles surviennent souvent simultanément ne prouve pas que l’alcool cause l’agression sexuelle ».23 À cet égard, on fait souvent deux poids deux mesures : tandis que la consommation d’alcool sert parfois à excuser le comportement d’un agresseur, les victimes qui ont consommé de l’alcool au moment de l’incident sont souvent blâmées pour l’agression qu’elles ont subie.
  • Qu’est-ce qui pousse une personne à harceler ou agresser sexuellement une femme?

    Comme d’autres formes de violence faite aux femmes, l’agression sexuelle prend racine dans l’inégalité des genres.24 Elle repose sur l’idée que les besoins, les sentiments ou les croyances d’une personne ou d’un groupe de personnes sont plus légitimes ou importants que ceux d’une autre personne ou groupe de personnes. Les individus qui commettent des agressions sexuelles perçoivent la victime comme une personne qui n’est pas leur égale. Pour les agresseurs, cette inégalité justifie le contrôle, l’humiliation, l’intimidation et la violence.

    Dans notre société, les inégalités entre les genres existent dans plusieurs domaines, y compris la politique, la religion, les médias, les normes culturelles et les milieux de travail.25Les hommes comme les femmes reçoivent de nombreux messages – explicites et implicites – renforçant l’idée qu’il est naturel pour les hommes d’avoir plus de pouvoir social que les femmes.

    Dans ce contexte, la fausse croyance selon laquelle les hommes ont le droit d’imposer leur volonté aux femmes, même par la violence, est courante. Ce comportement est non seulement condamnable, il est illégal.26

    L’hypermasculinité – soit l’idée que la masculinité est définie par la force et le pouvoir – nuit aux hommes, aux femmes et à tout le monde entre les deux. Elle encourage chez un individu la violence et le sentiment que tout lui est dû, et dévalorise les sentiments et les émotions.

    Les hommes qui manifestent des attitudes hostiles et hypermasculines sont plus susceptibles d’autodéclarer des agressions sexuelles à l’égard des femmes.27

    Outre le sexisme, il existe plusieurs formes d’inégalités sociales qui peuvent exacerber les comportements abusifs et violents, y compris le racisme, l’homophobie, le classisme, l’âgisme, le capacitisme et la persécution religieuse.28

    La tendance sociale à jeter le blâme sur la victime renforce la notion que la violence et les agressions sont acceptables et permet à l’agresseur de justifier et perpétuer ses actions.

  • Comment savoir si une personne consent à une activité sexuelle?

    Pour comprendre les agressions sexuelles, il est essentiel de comprendre le consentement. Sans consentement, tout contact sexuel constitue une agression sexuelle. Le consentement doit être enthousiaste et continu. Il est signifié par un « oui » clair, des mots affirmatifs et un langage corporel positif.

    Comme les personnes peuvent changer d’idée et retirer leur consentement à tout moment, il est important de communiquer clairement et de porter attention au langage de son ou sa partenaire.

    Au Canada, selon la définition légale, le consentement ne peut être donné dans une situation comportant un abus de confiance, de pouvoir ou d’autorité. Une personne inconsciente ne peut légalement donner son consentement.29 Toute personne en dessous de l’âge du consentement ne peut donner son consentement.30

    Malgré l’importance du consentement, une étude menée en 2015 par la Fondation canadienne des femmes indique que ce dernier est mal compris. Presque tous les Canadiens et Canadiennes (96 %) croient que toute activité sexuelle devrait être consensuelle, mais seule une personne sur trois comprend ce que le consentement signifie.31

    La compréhension du consentement est également floue en matière d’activité en ligne : chez les Canadiennes et Canadiens de 18 à 34 ans, une personne sur cinq croit qu’une femme qui envoie une photo sexuellement explicite par courrier électronique ou message texte consent nécessairement à une activité sexuelle.32

    Selon l’étude menée par la Fondation canadienne des femmes, une personne sur dix croit que le consentement à une activité sexuelle n’est pas nécessaire entre partenaires de longue date et personnes mariées.33

  • Quelle est la différence entre les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel?

    Une agression sexuelle désigne une activité sexuelle non désirée, y compris les attouchements et les attaques. Le harcèlement sexuel peut comprendre des commentaires et comportements discriminatoires, ainsi que des attouchements. Il peut prendre la forme de blagues, de menaces, de commentaires à caractère sexuel ou de remarques discriminatoires au sujet du genre d’une personne.34

    Selon un sondage réalisé en 2014, 43 % des femmes ont été harcelées sexuellement dans leur milieu de travail. Les femmes ont également deux fois plus de chances que les hommes de dire qu’elles ont eu des contacts sexuels non désirés au travail (20 % comparé à 9 %).35

    Le phénomène « FHRITP », très publicisé, est un exemple de harcèlement sexuel envers les femmes au travail. Des femmes journalistes de partout au pays rapportent que des hommes leur ont crié cette phrase obscène pendant qu’elles essayaient de présenter un reportage.36

    Bien que l’Internet ait rendu possibles d’importants progrès, il offre aussi une plateforme permettant de nouvelles formes de harcèlement. Les jeunes femmes (18-24 ans) sont les plus susceptibles de subir du harcèlement en ligne sous ses formes les plus graves, dont la traque, le harcèlement sexuel et les menaces physiques.37

  • Pourquoi les survivantes ne dénoncent-elles pas le harcèlement sexuel ou les agressions sexuelles?

    La plupart d’entre nous connaissent la réaction de « fuite ou lutte ». Il existe cependant une troisième réaction irrépressible à la peur et au stress : la « paralysie ». Lorsqu’une personne en train de subir un traumatisme comme une agression ou du harcèlement sexuel est « paralysée », elle devient incapable de résister physiquement ou verbalement.38

    La plupart des agressions sexuelles sont commises à domicile,39 par une personne connue de la survivante. Dans ce contexte, le choc du danger soudain est tel que la personne agressée ou harcelée peut être paralysée. « Les pensées et les émotions préparatoires sont complètement submergées, parce qu’elles ne devraient pas être nécessaires », explique Charlene Senn, psychologue sociale à l’université de Windsor.40

    Dès un jeune âge, les filles sont conditionnées par la socialisation à « être gentilles » et à réagir passivement au conflit. Les spécialistes et les survivantes affirment que la pression d’être polie est tellement ancrée dans l’esprit des filles et des femmes qu’il est parfois difficile pour elles de dénoncer le harcèlement ou une agression sexuelle.41

    80 % des agressions sexuelles sont commises par une personne connue de la survivante.42 Les survivantes ont souvent du mal à comprendre comment une personne qu’elles connaissent a pu leur faire du mal, et elles veulent parfois éviter de causer des problèmes à l’agresseur.

    Une autre raison pour laquelle les femmes choisissent parfois de ne pas dénoncer le harcèlement et les agressions sexuelles est le rapport d’autorité entre un agresseur et une femme au travail, à l’école, au sein d’une équipe sportive, d’une famille ou d’une communauté. Les femmes ont parfois peur de ne pas être crues et que le témoignage d’hommes ayant un certain statut ait plus de valeur que le leur. De nombreuses femmes craignent de mettre leurs objectifs à long terme, leur carrière ou leur réputation en péril en dénonçant un incident.43

    Notre culture s’est habituée à blâmer les victimes plutôt que les agresseurs. En intériorisant cette logique, les femmes vivent parfois toutes sortes de réactions à un traumatisme, dont :

    1. Le déni : 1. elles se disent que leur réaction est démesurée ou que l’agression est moins grave qu’elles ne le croient.
    2. La culpabilité/la honte : elles remettent leurs propres actions ou leur comportement en question.
    3. La gêne : elles se blâment elles-mêmes ou sentent qu’elles n’ont pas assez essayé de résister à l’agression ou au harcèlement.44
  • Pourquoi certaines personnes restent-elles en contact avec l’agresseur après une agression sexuelle?

    Les survivantes réagissent aux agressions ou au harcèlement sexuel de différentes manières. Il n’y a pas une seule et unique façon de réagir,45 et bien des personnes se retrouvent parfois à rentrer ou rester en contact avec un agresseur.

    « Les femmes qui ont été agressées par une personne qu’elles connaissent agissent souvent de façon contre-intuitive », explique Elizabeth Sheehy, professeure en droit à l’Université d’Ottawa.46

    Selon la Dre Patricia Janssen, de l’École de santé publique et de santé des populations de l’Université de la Colombie-Britannique, parfois, certaines survivantes ne reconnaissent pas que l’agression ou le harcèlement fait partie « d’un comportement problématique ».47

    Les survivantes minimisent ou nient parfois un incident isolé, par désir d’être aimées par l’agresseur ou pour éviter d’être stigmatisées en tant que victime.48

    « Certaines personnes choisissent immédiatement de couper tout lien, tandis que d’autres cherchent à poursuivre et possiblement « normaliser » la relation, dans l’espoir que la violence ne se répétera pas », affirme David Butt, avocat criminaliste. « Au début, il y a un sentiment de confusion, de déni… il n’est pas inhabituel que la relation se poursuive. »49

    « Plusieurs survivantes ont du mal à rompre le contact avec l’agresseur, car la nature même de la violence mine leur estime de soi et leur confiance en elles-mêmes. Elles se sentent parfois sous l’emprise de leur agresseur… dans certains cas, des personnes coincées dans une relation abusive traversent des périodes de calme, lors desquelles elles se sentent choyées et aimées, entre les incidents de violence. Les agresseurs jurent parfois qu’ils ne seront plus jamais abusifs », explique Keetha Mercer, responsable des programmes de prévention de la violence à la Fondation canadienne des femmes.50

  • Pourquoi les agressions sexuelles sont-elles si peu rapportées à la police?

    Même si le taux d’agressions autodéclarées demeure relativement stable, le pourcentage d’infractions rapportées à la police a chuté de 12 % en 2009[51] à 5 % en 2014.51

    Selon les estimations, les agresseurs sont condamnés dans moins de 1 % des cas d’agression sexuelle contre les femmes. Cette estimation repose sur une analyse, menée en 2012, de données autodéclarées et de statistiques du système judiciaire relatives aux agressions sexuelles.52 La majorité des contrevenants s’en sortent libres.53

    Après une agression sexuelle, une femme peut vivre toutes sortes de réactions psychologiques affectant sa capacité à rapporter un incident, comme le déni, le choc, la culpabilité, la honte, la gêne, la tristesse, la colère et la peur.54

    Selon un sondage effectué par Global/Ipsos Reid, la raison la plus fréquemment invoquée par des femmes n’ayant pas rapporté une agression sexuelle à la police est le sentiment d’être jeune et impuissante (56 %). Quarante-deux pour cent des répondantes affirment avoir gardé le silence par honte, et 29 % disent s’être blâmées elles-mêmes après l’agression.55 D’autres ont peur de déshonorer leur famille en dénonçant l’agression ou disent ne pas faire confiance au système de justice pénale.56

    Soixante et onze pour cent des survivantes ayant rapporté une agression sexuelle à la police et interrogées dans le cadre de l’étude de Global/Ipsos Reid affirment que l’expérience a été négative.57

    Certaines femmes se sentent victimisées à nouveau lorsqu’elles dénoncent une agression sexuelle et doivent se soumettre à la procédure judiciaire : « Les femmes souffrent souvent de victimisation secondaire lorsqu’elles se tournent vers la police, les services sociaux, les proches ou la famille si, comme il arrive parfois, elles ne sont pas crues, sont blâmées ou tenues responsables de la violence, ou soumises à un traitement cruel ou insensible, lorsque la police omet de recueillir des preuves ou lorsque leur cas est arbitrairement abandonné. »58

    Le harcèlement sexuel et les agressions sexuelles peuvent être traumatisants pour les survivantes; de nombreuses personnes souffrent de trouble de stress post-traumatique et le processus de dénonciation d’un incident peut raviver le traumatisme.59

    Les femmes immigrantes qui arrivent au Canada traumatisées par la guerre ou des régimes répressifs sont encore moins susceptibles de rapporter la violence physique ou sexuelle aux autorités par peur d’être victimisées à nouveau ou même d’être expulsées.60

    Des études suggèrent que lorsque les femmes racisées dénoncent de la violence, particulièrement le viol, elles sont moins prises au sérieux par le système de justice pénale que les femmes blanches.61

    Il existe une croyance voulant que les femmes fassent souvent de fausses allégations en matière d’agressions sexuelles. Un examen de diverses recherches internationales sur les fausses allégations d’agressions sexuelles indique que 2 % à 8 % des cas comportent de fausses allégations.62

  • Comment mettre fin aux agressions sexuelles?

    Une des manières de mettre fin aux agressions sexuelles est de bien comprendre le consentement et de sensibiliser la population à son importance. Pour plus de renseignements sur le consentement, visitez getconsent.ca et partagez la vidéo.

    Les recherches montrent que les programmes de prévention de la violence dans les écoles secondaires sont très efficaces. La Fondation canadienne des femmes soutient des programmes de promotion des relations saines chez les adolescentes et adolescents partout au Canada. Ces programmes enseignent aux participant-e-s à reconnaître les relations abusives et à développer des relations saines.

    Même plusieurs années après avoir participé à l’un de nos programmes, les élèves en constatent toujours les bénéfices à long terme, comme de meilleurs rapports dans leurs fréquentations intimes, la capacité de reconnaître les signes d’une relation malsaine et d’y mettre fin, ainsi qu’une amélioration de la confiance en soi, de la capacité de s’affirmer et des compétences en leadership.

    Reconnaissez les situations où la victime est blâmée et contestez cette attitude. Faites savoir aux survivantes qu’elles ne sont pas responsables de l’agression sexuelle qu’elles ont vécue.

    Tenez les contrevenants responsables de leurs actes. En omettant de le faire, nous renforçons l’idée que la violence et les agressions sont acceptables. Cette idée permet aux agresseurs de défendre leurs gestes et de continuer à agir de la sorte.

    Contestez les obstacles systémiques du système judiciaire afin de faciliter l’accès à la justice pour les personnes victimes d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel.

    Combattez les inégalités entre les genres partout où vous les voyez à l’œuvre. Reconnaissez et contestez l’idée que les besoins, les émotions ou les croyances d’une personne ou d’un groupe de personnes sont plus valables ou importants que ceux d’une autre personne ou groupe de personnes.

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  2. Gender Differences in Police-Reported Violent Crime in Canada, 2008, Statistics Canada, page 5. Available here
  3. Gender Differences in Police-Reported Violent Crime in Canada, 2008, Statistics Canada, page 10. Available here
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