Dès l’âge de vingt-trois ans, Catherine savait que sa vie avait pris une mauvaise tangente.
Elle avait quitté l’école en septième année et passé son adolescence à occuper des emplois au salaire minimum. À la suite de de
ux relations marquées par la violence, elle s’est retrouvée prestataire de l’aide sociale, seule avec deux enfants.
Elle a alors décidé d’aller vivre avec sa mère, le temps de se ressaisir.
Un jour, elle a découvert le Skills Development Centre de l’organisme YWCA de Toronto. Le personnel du Centre lui a proposé de l’aider à étudier pour réussir son examen d’équivalence de niveau secondaire.
« J’ai mis environ trois semaines à me préparer à l’examen, explique-t-elle, et les conseillères du Centre restaient souvent tard le soir pour me donner des cours particuliers. » Forte de ce précieux soutien, Catherine a obtenu son diplôme.
Par la suite, elle retournait continuellement au Centre pour suivre différents programmes, stimulée par les nouvelles relations qu’elle y avait nouées.
« Le personnel ici est différent. Les gens sont à l’écoute de nos objectifs, dit-elle. Aux autres endroits, nous ne sommes que des numéros. » Au Centre, Catherine a appris que toute personne, y compris elle-même, méritait d’être traitée avec respect.
Grâce à l’encouragement du personnel du Centre, elle a suivi plusieurs autres cours, notamment en administration de bureau et en informatique. Son sentiment d’estime de soi s’est graduellement accru. Il a même fait « un bond exponentiel ! », ajoute-t-elle.
Aujourd’hui, Catherine travaille à temps plein au centre YWCA à titre d’animatrice de groupe.
« La confiance que j’ai acquise a changé ma vie. Mes enfants affirment que je suis devenue une personne complètement différente, et mon fils dit à qui veut l’entendre à quel point il est fier de moi. »
La vie de Catherine est désormais sur la bonne voie.
« Le plus beau dans tout ça, conclut-elle, c’est que je peux désormais établir des liens avec d’autres femmes et les aider dans leur cheminement hors de la pauvreté. »